21 novembre 2009
les quatre soeurs
aujourd'hui, malika ferdjoukh venait dédicacer ses livres à l'esperluète, la librairie de ma copine freD, mais oui vous savez celle qui fait des chèches phildar multicolores qui tuent ! je ne connaissais pas l'oeuvre de malika ferdjoukh il y a encore 2 semaines... mais intriguée par l'enthousiasme de freD à son égard, je me suis lancée dans les 4 soeurs et quel bonheur ! j'ai avalé les 4 tomes en quelques jours... depuis j'ai appris qu'ils allaient être adaptés en bd, que c'était cati baur qui en faisait l'adaptation et il me tarde d'en connaître sa version. les quatre soeurs sont des romans dit "jeunesse", mais je dirai qu'on peut les lire à partir de 12 ans et longtemps encore après.
lorsque malika m'a demandé pour qui je voulais la dédicace, j'aurai pu dire : pour moi ! mais j'aime aussi l'idée qu'un jour, je pourrai conseiller ces livres à adèle, alors "enid" le premier des 4 tomes a été dédicacé à adèle qui le découvrira dans quelques années en ouvrant la première page... j'aime imaginer qu'un jour elle rejoindra, sans plus vouloir la quitter, la famille verdelaine ! et depuis je note dans un cahier le titre de chaque livre aimé que je pourrai, peut-être un jour, partager avec adèle et émile.
les quatre soeurs, malika ferdjoukh (4 tomes) l'école des loisirs, collection medium.
si vous cherchez une critique des livres, allez voir par ici, je ne ferai pas mieux !
07 août 2009
le large
oups ! voilà que j'ai pris le large au sens propre comme au figuré et je vous ai oublié(e)s... et c'est en refermant transat d'aude picault, hier soir, que je me suis dit que je pourrais quand même venir vous dire que ce livre est carrément bien, même quand on n'a pas fait de bateau ;-) alors quand on a en a fait, ne serait-ce qu'un tout petit peu, il est vraiment jubilatoire... ajoutez à cet élément, les interrogations existentielles d'une graphiste trentenaire et parisienne qui se demande où elle en est, et vous obtenez un petit livre précieux que je vais relire cette nuit tellement il m'a plu ! j'ai aussi adoré mon petit voyage en mer, je crois même qu'il me tarde de recommencer, j'ai aimé la mer, les vagues, le vent, le calme et la tempête, la lenteur et la vitesse des manoeuvres que je me contentais je l'avoue d'observer, je ne serai pas capable de traverser l'atlantique comme aude picault mais sauter d'île en île (groix puis belle île dans mon cas), vivre quelques soirées, quelques nuits dans la calle d'un bateau au port, ça je le souhaite à tout le monde !
à part ça, tout va très bien ! je cours dans tous les sens ou plutôt je "raille", il m'arrive même de dérailler, mais ça c'est une autre histoire ! chartres-rennes-st brieuc-rennes-chartres-st brieuc-rennes-st brieuc ! 2 minutes d'arrêt et c'est reparti... je lis beaucoup, je tricote encore, je crochète toujours, peut-être que je vous montrerai ça un jour ! parce que ce n'est pas tout, mais je travaille aussi ;-)
29 mars 2009
en toute liberty

" en toute liberty" d'alice marceau vient de paraître chez marabout.
ce n'est pas vraiment un livre de couture (juste quelques projets très très simples : un sac, une petite robe, des coussins...), mais plutôt une jolie façon de mettre en scène mon tissu préféré en le découpant, en l'appliquant, en le photocopiant, en le transférant sur des supports très variés et assez inattendus. un joli livre à feuilleter en ce début de printemps !
en toute liberty, d'alice marceau
coll. made in marabout.
éditions marabout. (15 euros)
isbn : 978-2-501-05713-4
17 décembre 2008
henri (...)
aaargghh et voilà que j'ai failli oublier henri ! pourtant rouge cerise m'a bien rappelé que je devais rendre ma copie aujourd'hui... d'ailleurs j'y ai pensé toute la nuit, il faut dire qu'henri n'a pas un début d'histoire très reposant ;-)
"Il était près de neuf heures lorsque Henri se gara sur le parking de la supérette d’Etretat.
Une
fois le contact coupé, il resta encore un peu dans sa voiture, le temps
que la chanson qui se jouait à la radio et qui le mettait de si joyeuse
humeur se termine. Puis hop, dans un élan, il sortit.
Ses
talons claquèrent en un bruit sec sur le macadam défoncé. Il huma
l'air, s'emplit les poumons. Plus haut les mouettes riaient déjà. Il
n'eut pas un regard pour les quelques clients qui attendaient
l'ouverture du magasin accoudés à leurs caddies. Il se dirigea d'un pas
guilleret vers l'arrière du bâtiment, dépassa un tas de palettes et
entreprit de traverser le terrain vague.
Bien
qu'il ait eu du mal à prendre sa décision, il était maintenant très
heureux, soulagé, même, et ne pensait plus qu'à cette mission qu'il
s'était fixé, espérant de tout coeur que les résultats seraient à la
hauteur de son attente. Il arriva bientôt à l'extrémité du village, et
s'arrêta un instant, émerveillé comme à chaque fois par la vision de la
mer et du paysage grandiose qui s'étendait face à lui.
Alors,
oubliant une seconde qu'il était attendu à neuf heures et huit
battements de coeur précisément ! Une phrase de son ami Robert Sabatier
lui monta à la gorge : " Si je pouvais écrire avec des algues, toute la
mer tiendrait dans un seul mot. "
Son
regard fixait la mer. S'accordant un peu de temps, son esprit se
reposait au creux des vagues. Il ne voulait rien précipiter. Mais les
minutes s'écoulaient. Il salua la mer et s'en alla au rythme du vent, quand
tout à coup, au détour d’une pensée, il se retrouva les quatre fers en
l’air ! Choc aussi violent qu’ inattendu. Mille couleurs se
précipitaient dans ses yeux.
Des
étoiles dans la tête, sonné, hagard, Henri tenta de se redresser. Il
avait beau se concentrer, rien ne lui indiquait ce qu’il faisait là,
allongé au sol, la caresse du vent pour seule compagne.
Il vit des visages déformés se pencher, ils ressemblaient aux gargouilles de la cathédrale. Corps inerte, les figures fantasmagoriques se multipliaient au-dessus de lui, obscurcissant le ciel. Les odeurs iodées se mélangeaient aux effluves nauséabonds de la mort.
Il lui sembla entendre une voix, puis deux, mais il ne parvenait pas à saisir ce qu'elles disaient. Emergeant peu à peu de son brouillard, il distingua plus précisément les visages penchés sur lui. Et c'est avec stupeur qu'il la reconnut.
Elle n'avait pas changé. Malgré le soleil dans ses yeux et ces visages au-dessus de lui qui s'approchaient comme des hyènes autour d'un cadavre et la dérobaient par instants à son regard vacillant il savait que c'était elle. Comment oublier ce visage ? Comment avait-il pu croire que tout était fini ? oublié ? Il se redressa sans peine, prêt à l'affronter enfin.
Lorsqu'il
fut bien campé sur ses deux pieds, Henri serra les poings, mobilisa
toute son énergie, paré à l'affrontement, et eut tout à coup
l'impression que sa volonté et son courage s'en trouvaient décuplés.
Que n'avait-il souhaité qu'un tel élan l'emporte, toutes ces fois où il
s'était senti si misérable, si pathétique face à cette femme... Mais
rien, jamais, n'était venu le galvaniser comme aujourd'hui. Tandis qu' ici, et maintenant, plus de vingt ans après les événements, on allait voir, enfin!, qui était le plus fort.
Il ne pouvait pas en être autrement, foi d'Henri!
Pourtant, ce n'était pas ce qu'il avait prévu pour aujourd'hui... Rien n'aurait dû se passer comme ça, il était de bonne humeur ce matin ! Pourquoi fallait-il toujours qu'elle surgisse sans crier gare, comme si elle prenait un malin plaisir à toujours tout gâcher ? Déjà, alors qu'il était petit, elle avait le don de mettre fin à ses rêves... Il leva le poing.
hum, oui je sais, on ne peut pas dire que j'ai fait progresser l'histoire ;-) mais c'est qu'elle me fiche la trouille à moi cette bonne femme ! est-ce que manée trouvera en moins de 3 jours les mots qu'il faut pour sortir henri de ce bourbier ?! to be continued ;-)
13 novembre 2008
vieille angleterre
j'ai refermé à regret hier, miss charity de marie-aude murail... il avait suffit que ma copine freD la libraire-qui-crochète-&-tricote me raconte en quelques phrases le sujet du dernier livre qu'elle était en train de dévorer pour que je n'ai plus qu'une envie : le lire à mon tour ! marie-aude murail y conte avec humour la vie de charity tiddler - et sous ses traits, romance la jeunesse de beatrix potter - une jeune fille un peu à l'étroit dans le carcan trop rigide et guindé de la bourgeoisie anglaise fin XIXè... car voilà, plutôt que d'aspirer à être une jeune fille de bonne famille et faire un "beau" mariage comme ses cousines, charity se passionne pour les animaux dès son plus jeune âge et à l'heure où l'on fait son entrée dans le monde, charity court la campagne dès qu'elle le peut pour dessiner des champignons ! (...) marie-aude murail peint avec talent l'angleterre de cette fin de siècle et le vent d'émancipation qui s'engouffre sous les chapeaux des têtes bien faites, charity tiddler qui connait shakespeare par cœur, découvre ainsi oscar wilde et darwin et sa vision du monde s'en trouve changée. destiné à un public de collégiens, je n'aurai jamais trouvé ce livre toute seule, pourtant je l'ai dévoré : sa mise en page évoque celle des livres de la comtesse de ségur, contemporaine de beatrix potter. les illustrations (car il y en a et c'est tant mieux) de philippe dumas évoquent bien sûr les aquarelles de l'auteur de pierre lapin, mais elles ont aussi un petit côté quentin blake qui n'est pas pour me déplaire. donc voilà, vous savez ce qu'il vous reste à faire !
et si, comme freD, moi et bien d'autres vous aimez le XIXè, les bons sentiments, les amours contrariés, les préraphaélites, les landes de bruyère, le tricot au coin du feu, les étoffes d'un autre temps et les noms désuets du vestiaire de nos aïeux, les phrases ciselées, la poésie, le merveilleux et les belles histoires alors sautez sur les rééditions d'elizabeth goudge ! et si "la maison des sources" traîne dans la maison de votre grand-père qui s'en sert d'ailleurs pour caler une vieille armoire, merci de nous en faire part : ce volume introuvable dans tous les vide-greniers écumés cet été nous manque pour clôre la trilogie des "Eliot de Damerosehay" !
miss charity, marie-aude murail, école des loisirs.
la colline aux gentianes, elizabeth goudge, édition phébus, collection libretto.
05 septembre 2008
si j'étais...

soledad bravi a encore frappé !
un pour les filles, un pour les garçons, pas d'jaloux ! les mises en scène sont rigolotes et petit + trop chouette : on peut mettre sa photo sur la tirette et se prendre pour marie-antoinette ou spidercochon, meuh non, m'enfin fred, c'est spiderman ;-)
26 juin 2008
le post qui ne sert plus à rien... mais bon !
un wanted un peu plus léger aujourd'hui ! en sautant joyeusement de blog en blog hier, je suis tombée sur une photo d'un livre illustré par quentin blake : une espèce de gentil monstre bleu/violet entouré d'enfants. j'ai cru pouvoir me souvenir de ce post pour pouvoir y retourner ensuite mais impossible... je sais que j'ai lu un/des livre(s) avec ce personnage mais je ne me souviens plus de son nom, un truc genre boromir...
olala c'est fou, je viens de retrouver son nom, là tout de suite en écrivant : c'est dinomir !!! bon bah ce post n'a plus de raison d'être mais je remercie vraiment la personne qui a publié cette photo sur son blog, plein de souvenirs me reviennent... rah c'est trop bien, qu'est-ce que je suis contente ! maaammann, sais-tu où est ce bouquin ? et à la question, ça sert à quoi un blog? moi ça me sert aussi à ça : à me souvenir et à transmettre. pour ceux et celles qui ne connaissent pas quentin blake, un clic et c'est magique !
08 mars 2008
lecture du week-end.

planter des clous, 4è et dernier volume du combat ordinaire de manu larcenet.
pfiou, ça m'fait tout drôle que ça se termine...
j'ai commencé le premier tome alors que j'étais enceinte d'adèle
et voilà, ça fait 5 ans, v'lan dans les dents !
26 janvier 2008
dévoré(e)
bernard pivot sort de mon corps, quoique je rêve de porter des demi-lunes ;-)...
celui-ci : barbara, portrait en clair-obscur de valérie lehoux chez fayard, je viens à peine de le terminer et j'ai adoré le fond, la forme. alors je vous en fais profiter !
les biographies, c'est un régal quand elles sont bien écrites et qu'elles ne sont pas le fruit de grandes divagations. avec ses annexes très riches et très documentées, celle-ci m'a beaucoup fait penser aux bouquins d'histoire que j'avalais quand je rédigeais ma maîtrise. m'est d'avis que celles qui vont sortir dans les semaines à venir sur carla bruni seront moins fouillées !!!
23 janvier 2008
l'élégance du hérisson
voilà, c'est un fait. je ne suis pas douée pour parler des livres... je peux juste vous dire "whaou, punaise, c'était bien" ou "pouah, c'est nul ", oui je parle plutôt comme ça, c'est vous dire si on est loin, très loin de la critique littéraire sérieuse et irréprochable !!! mais j'avais quand même très envie de vous parler de ce livre l'élégance du hérisson ! vous ne pouvez pas ignorez ce titre, ce livre se trouve partout , jusque dans votre supermarché, en tête de gondole, c'est dire... il est couvert de prix dont celui qui ne supporte aucune contestation : le prix des libraires. c'est écrit dessus, sur la banderole rouge avec des lettres blanches et ça laisse supposer que passer à côté serait une grossière erreur, un manque total de goût, un oubli impardonnable. alors, au bout d'un an, on s'incline devant une telle unanimité et on l'achète !
appâtée par tant d'éloges, j'ai donc sauté dessus, m'attendant à trouver le roman de l'année : un texte bien écrit mais abordable, des phrases courtes allant à l'essentiel, des portraits attachants... n'oubliez pas que ce livre peut être acheté dans un supermarché et qu'il doit de ce fait, pouvoir être commencé dans la file d'attente de la caisse... je me jette donc dessus et, je me mange un mur, paf ! les phrases sont longues, si longues que je les commence sans les finir. moi, qui d'habitude, lis comme on butine, sautant de mot en mot : stupeur ! tous les mots sur lesquels je me pose me collent aux pattes et engluent mon cerveau. je reprends donc, plus calmement. je relis 3 fois la même phrase pour la comprendre et je repense, perplexe, au supermarché... pourquoi diable, ce livre est-il vendu dans mon supermarché, écharpé de rouge gage de qualité, signe de reconnaissance? jour après jour, phrase après phrase, j'avance malgré l'arrogante érudition de renée et de paloma... je fronce les sourcils, j'ai l'impression de relire les notes d'un cours de philo auquel je n'aurai pas assisté... je me demande si je suis bête, puisque tout le monde semble avoir aimé, mais je m'accroche... à la moitié du livre, un nouveau personnage entre en scène et change la donne, je commence à m'attacher au trio, je saute les réflexions psycho-philosophiques, je prends des libertés et les pages défilent... un soir, je ne me résous pas à poser mon bouquin pour dormir... je les aime bien ces trois cabossés de la vie, malgré les mots, l'écriture, le style... le dernier chapitre arrive et cette fin qui tombe là, comme ça, au moment où on était enfin bien ou tout semblait aller pour le mieux. voilà, ce que j'ai préféré dans l'élégance du hérisson, c'est ce dernier chapitre. c'est étrange de n'aimer qu'un livre que pour la dernière note qui raisonne encore alors que la chanson est finie, le petit goût qui reste en bouche alors qu'on a tout avalé. c'est peut-être ça l'élégance du hérisson, un livre qui pique mais auquel on repense malgré tout, étrange...
voilà, c'est juste mon sentiment, mais je serai curieuse de savoir ce que vous en avez pensé, si vous l'avez lu.



















